Certes il n’y avait pas beaucoup de monde, mais pour les organisateurs ce n’était pas du tout un échec. « Pour nous l’essentiel c’était de tenir le rassemblement et rien qu’en cela c’est une réussite » a indiqué Samir Laradi, un des principaux animateurs de ce comité avant d’ajouter que « nous avons pu dire ce que nous voulions dire, à savoir que les chômeurs ont le droit au travail et à une vie décente ». Pendant ce temps, ses amis n’arrêtaient pas de scander des slogans à travers lesquels ils criaient leur ras-le-bol. « Enidal Enidal hata yaamak el batal » (militantisme, militantisme). « Il faut arrêter les voleurs qui ont pillé les richesses du pays et non les chômeurs qui demandent leurs droits » criaient les manifestants à l’adresse des forces de l’ordre et ce, suite à l’annonce de l’arrestation d’un étudiant de Tizi Ouzou à Alger alors qu’il s’apprêtait à rejoindre le mouvement de protestation. « Nous revendiquons notre droit à un travail décent, ou une allocation chômage pour les chômeurs de l’ordre de 50% du salaire national minimum garanti, soit 7.500 DA » affirme une nouvelle fois Samir Laradi ajoutant qu’ « il faut aussi nationaliser ou renationamliser les entreprises publiques en vue de créer des postes d’emploi ». Laradi a demandé aussi l’augmentation du SNMG à hauteur de 30.000 DA. Tahar Belabes, un autre animateur du mouvement a tenu, lui, à dénoncer les conditions des chômeurs des régions sud du pays. « Nous dénonçons la mafia qui sévit dans le sud du pays ainsi que les sociétés de sous -traitance » a-t-il martelé avant d’ajouter que « les travailleurs recrutés par ces sociétés n’ont aucun droit social et les salaires qu’ils perçoivent sont très modestes. C’est de l’esclavagisme ». Dalila Touat, qui a été traîné devant la justice sous le chef d’accusation d’avoir distribué des tracts avant d’être acquittée par le tribunal de Mostaganem et sur laquelle étaient braqués les regards, a de son côté réitéré le droit des chômeurs à une allocation chômage car « la moitié des Algériens sont au chômage ».Elle a aussi revendiqué la permanisation des contractuels. Notons que le comité a promis d’organiser d’autres actions à l’avenir.
Source : Lemidi-dz
