A chacun sa catastrophe !

mardi 2 mars 2010.

Un mois de février dantesque. Les éléments se déchaînent et emportent tout sur leur passage. Les évènements tragiques succèdent aux situations douloureuses et la nature, capricieuse, dans ses soubresauts, laisse derrière elle des victimes, de nombreuses victimes.

Haïti et le Chili ont tremblé, la France et l’Europe ont frémi. Partout des victimes, par dizaines, dont le seul tort est d’avoir été là, au mauvais moment.

Chez nous, point de turbulences. Du moins, pas sur le plan climatique. Février a été clément et même, quelquefois, généreux. La nature nous a gâté en nous offrant quelques belles journées printanières et la terre est restée ferme sous nos pieds, Dieu merci ! Mais alors, quelle est cette catastrophe qui a bien pu marqué notre mois de février ?

Notre calamité à nous s’appelle « commissions, bakchich et pots de vin ». Contrairement aux catastrophes naturelles qui fauchent, sans distinction de sexe et de rang, tous ceux et toutes celles qui se trouvent sur leurs itinéraires, notre « Xynthia » a touché des algériens sériés dans la catégorie des « plus munis ». Des commis de l’Etat, qu’on les appelle. Délinquants en col blanc, ces « au-dessus de tout soupçon », ces hauts fonctionnaires, flanqués de leur progéniture, plongent leurs menottes dans le tiroir caisse comme de vulgaires pique- assiettes. Le bilan est lourd, très lourd ! Il ne se chiffre pas en victimes humaines, quoi qu’il y eu quand même mort d’homme.

C’est la crédibilité d’entreprises « rankées » mondialement et d’institutions étatiques stratégiques, qui a été mise à mal. Considérée comme l’un des plus mauvais élèves de la classe des pays « propres », l’Algérie justifie son rang en produisant, bon an mal an, quelques gros scandales financiers engendrés par des gestions mafieuses, allant du tripatouillage des comptes à l’encaissement de commissions sur des contrats frauduleux.

Les catastrophes naturelles, sont des phénomènes brutaux provoqués par la nature ou par l’être humain. Elles restent, à l’heure actuelle, imparables. La notre de catastrophe, elle est exclusivement humaine et peut être éludée. Certainement pas à coup d’opérations « mains propres » mises sur pieds, beaucoup plus, pour faire diversion que pour éradiquer une pratique délictuelle. C’est d’un exorcisme collectif qui requiert un changement profond des mentalités, d’une révolution morale et éthique, dont nous avons besoin.

Arguimbo


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