Actualité Algérie
 

Bensalah (président du sénat) et sa réalité

jeudi 10 septembre 2009.

En épluchant les pommes de terre avec ma femme. oui je sais ce que vous allez dire et j’assume. Donc je disais qu’en faisant ce travail éminemment intellectuel (je vous signale en passant qu’éplucher les patates se pratique souvent sur du papier journal), ne voilà-t-il pas que je tombe sur un article d’el watan parlant de l’ouverture de la session d’automne de l’APN et du sénat et voici ce qui à retenu mon attention :

In El watan (quotidien d’informations) du 03/09/09 « Lors de l’ouverture de la session d’automne de l’APN et du sénat, Monsieur Bensalah (Président du sénat), s’est interrogé sur les causes réelles de l’hécatombe sur nos routes et sur la persistance de la spéculation »

comme il se paye notre tête, je me suis dis qu’il serait de bon ton de lui rendre l’appareil. j’ai concocté alors une interview fictive que voici. elle est peut-être un peu longue, je m’en excuse par avance.

M. Bensalah, lors de l’ouverture de la session d’automne vous vous êtes interrogé sur les causes réelles de l’hécatombe sur nos routes et sur la persistance de la spéculation. Pouvez-vous nous éclairer sur le sens de vos interrogations ?

M. Bensalah : Le sens de mes interrogations revêt un double intérêt, celui de s’interroger d’abord et de se poser des questions ensuite. C’est à double sens, interrogations-questionnements, questionnements-interrogations. Il est impossible de s’interroger sans qu’il y est une question derrière, comme il est tout aussi impossible de se questionner si l’on ne s’est pas d’abord interrogé. Et vous savez pertinemment qu’une fonction telle que la mienne requiert un maximum d’interrogations si l’on veut réussir à se poser les bonnes questions.

Vous avez dit « causes réelles ». Y-a-t-il à votre sens des causes plus réelles que celles qui pour nous, simples mortels, prenons pour telles ?

M. B. : Ah là, vous touchez à un point sensible de mes interrogations-questionnements ! Je me suis en effet longuement interrogé sur ce que j’appelle l’extra-réalité des choses. Je prends un exemple : Si on voit un noir on se dit qu’il court forcément vite, si l’on croise un infirme on pense qu’il est débile et si on rencontre un député, on est persuadé qu’il fait des affaires. Ça c’est la réalité telle que vous la percevez. L’extra–réalité c’est le fait d’aller au-delà des apparences afin d’appréhender la forêt qu’il y a derrière l’arbre qui la cache. De ce fait, si on applique le principe de l’extra-réalité à mon exemple, le noir ne court pas forcément vite, l’infirme est peut-être un génie et le député tout ce qu’il y a de plus honnête et intègre. En fait, ceci appel une autre interrogation : si il y a une extra-réalité derrière la réalité, n’y aurait-il pas aussi une extra-extra-réalité derrière l’extra-réalité ? Excusez-moi il faut vite que je note ça. C’est pour mon livre.

Vous écrivez un livre ?

M. B. : Comment le savez-vous ?

Vous venez de me le dire ! Et que renfermera ce livre ?

M. B. : Des questions. Énormément de questions.

Et… y’aura-t-il des réponses ?

M. B.. : Hélas non. Mon temps est totalement pris par les interrogations. Je laisse donc le soin aux générations futures de s’interroger sur le sens de mes questions.

Avez-vous déjà un titre ?

M. B. : oui ce sera « questionnements ». Dès qu’on lira le titre on ne pourra pas s’empêcher de se poser des questions. Malin non !?

Heu … oui très. Revenons à notre sujet, si vous le voulez bien. Comment appliqueriez-vous le concept d’extra-réalité à l’hécatombe routière par exemple ?

M. B. : Eh bien, voyez-vous, dans le cas des accidents de la route, ce qui vous apparaît de prime abord sont les causes apparentes : mauvais état de la chaussée, signalisation insuffisante, dépassements dangereux, vitesse, incompétence des auto-écoles etc. L’extra-réalité nous montre autre chose. Et là je dois remercier mon ami le Ministre des Technologies de l’Information et de la communication, pour m’avoir initié au monde fascinant des TIC –auxquels je suis devenu accros-car c’est à travers eux que m’est apparue l’extra-réalité dans son expression la plus pure. Donc je vous disais que si on applique à notre cas le concept de l’extra-réalité nous débouchons sur deux petites choses extrêmement simples : Les bugs et les virus.

Les bugs et les virus !!!!?

M. B. : Oui monsieur, les bugs et les virus. Savez-vous seulement combien de billions de charmants petits bits qui ne demandaient qu’à rejoindre allègrement et en toute sécurité leur destination sont morts sur les routes de l’information ? Qui en parle ? Personne monsieur, personne ! Qui se soucie de ces zéros et uns qui sont morts parce qu’un virus chauffard les à détruits en cours de route ou tous ceux qui ont été arrêtés net parce que Sonelgaz à subitement décidé de couper l’électricité ? Alors monsieur, vos 4000 morts par an sur les routes ne sont rien comparés à ses trillions de cadavres qui jonches nos réseaux. Cela m’est insupportable, c’est un crime.

Oui… assurément…allons reprenez-vous monsieur.

M. B. : Oui… excusez-moi, c’est plus fort que moi. A chaque fois que j’y pense j’en ai les larmes aux yeux.

Et à propos de la spéculation, quelle lecture en faites-vous ?

M. B. : Là aussi on s’attache trop à la réalité. L’extra-réalité nous apprend que la spéculation c’est en fait un logiciel pirate. Il finit tôt ou tard par vous bousiller votre machine. C’est pas pour rien que l’on recommande d’utiliser des logiciels originaux. Ils sont fiables et l’on peut les mettre à jour.

Ce qui veut dire ?

M. B. : Ce qui veut dire qu’il faut s’attaquer à la racine du problème : le piratage. Ça c’est la véritable spéculation. Et je dirais même plus c’est de la spéculation inverse. Des logiciels pirates à bas prix qui inondent nos marchés et polluent nos machines. C’est un scandale.

Mais Monsieur Bensalah, ce n’est pas de ce genre de spéculation que l’on parle !

M. B. : Ah ! Et de laquelle parlez-vous alors ?

De celle qui concerne les produits alimentaires. La flambée des prix en ce mois sacré du Ramadhan. M. B. : Aaaah ouiiii ! Je vois de quoi vous voulez parler. Là je peux vous assurer que les ministres de l’agriculture et du commerce s’interrogent très fort sur ce phénomène. A chaque fois que je les rencontre, il ne se passe pas un moment sans qu’ils ne se posent des questions. A tel point que j’ai parfois peur qu’ils bugs.

Oui mais ont-ils des solutions ?

M. B. : Pour ça je crois qu’il faut attendre qu’ils aient fini de s’interroger. Rappelez-vous ce que je vous ai dis tout à l’heure : interrogations-questionnement, questionnements-interrogations. C’est un processus long et délicat. Car si l’on veut obtenir les meilleures solutions, il faut être sûr de se poser les bonnes questions.

Et selon vous cela prendra longtemps ?

M. B. : Vous savez, il y a une différence entre arpenter le chemin et prendre le chemin.

Le mot de la fin ?

M. B. : oui, j’aimerais vous remercier de m’avoir donné l’occasion d’exprimer en mon nom et celui de mes collègues et amis notre détermination à toujours usé d’un langage simple, transparent, honnête et vrai pour que triomphe le bouton droit ... l’état de droit pardon. Merci.

Après l’interview, M. Bensalah, m’a gentiment conseillé, si je voulais mieux comprendre la notion d’extra-réalité, de regarder la trilogie Matrix.

par : Satiresurtout


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Forum : il y a 1 contribution(s) au forum.

Bensalah (président du sénat) et sa réalité par lhoucine, le : 11 septembre 2009
Moi je passe à coté de cet article et dis à propos de ce quotidien :pourquoi ne pas publier dedans les à peine 6 cm2 des horaires des prières ainsi que de l’imsak et l’iftar pendant le ramadan !étonnant pour un journal qui parait en terre d’Islam.May Allah guide us to his straight path,amen.

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