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samedi 4 juillet 2009.
El Khabar est allé s’enquérir des réactions et positions de certains politiques sur ce que deviennent les festivités marquant la célébration de la fête de l’indépendance et de la jeunesse.
Trois partis ont pu être contactés, il s’agit de Nahda, du FFS et du FNA. Pour Fateh Rebai, le Secrétaire Général de Nahda, cette fête ne doit seulement être consacrée aux réjouissances, a la mémoire et à la fierté pour la victoire mais aussi, une étape pour évaluer les réalisations sur le terrain parce que l’indépendance, c’est aussi la souveraineté. Dans ce contexte notre interlocuteur a dit que l’Algérie « n’a pas réalisé pleinement sa souveraineté, tant sur plan économique que politique », affirmant que les visées extérieures sur nos richesses, nos frontières et nos ressources humaines sont toujours actives.
Sans renier tout ce que l’Algérie a réalisé, Rebai pense que le pays est encore menacé dans sa stabilité à cause de nouveaux phénomènes néo coloniaux, comme le prosélytisme chrétien, les tentatives d’installer des bases militaires étrangères, sous couvert de la lutte antiterroriste. Rebai a ensuite critiqué la fermeture du champ politique qui, selon lui, ne laisse aucune possibilité à l’instauration d’une véritable pluralité politique, seule garante du progrès et du développement.
Moussa Touati, le président du FNA a, en répondant à notre question, « tiré à boulets rouges » sur le pouvoir qui a monopolisé cette commémoration, pour en abuser sur le dos de larges pans de la société. Il affirme, par ailleurs, qu’à travers cet activisme, à cette occasion, le pouvoir tente de cacher ses échecs et ses déboires. Notre interlocuteur revendique, par contre, « la remise en cause de la vision du pouvoir sur les fêtes nationales et religieuses ».
Karim Tabou du FFS, en réponse à notre question, se demande, d’abord, s’il y a des festivités officielles et populaires. Il interpelle le pouvoir, en se demandant aussi, comment la commémoration de l’anniversaire de la mort de Mohamed Boudiaf, passe sans qu’il réagisse.
Le pouvoir, dit-il, exploite ses festivités, pour la propagande politique et électoraliste, comme cela s’est passé, lors des dernières élections présidentielles. « Le pouvoir, en place, a vendu l’Algérie quand il n’a pas pu protéger l’indépendance » accuse Tabou qui ajoute que « le peuple ne sent pas cette indépendance, il sent qu’il est sous le joug du colonialisme, seuls les tenants du pouvoir ont changé.
Source : El Khabar
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