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Algérie : pour réussir, il faut savoir nager !

samedi 5 avril 2008.

Après un sujet très "space" sur l’Algérie et la quatrième dimension, j’ai préféré revenir à un concept plus soft et autrement plus réaliste que le précédent.

Revenons donc sur terre, ou plutôt en mer car c’est de là que nous allons commencer avec le phénomène des harragas. Pauvres malheureux, je les vois tous les jours sur la pénétrante reliant l’autoroute moutonnière à la place du 1er mai. Assis, entrain de guetter le moindre laisser aller au port pour s’embusquer dans un bateau à la recherche de l’Eldorado. Mais le chemin pour y arriver est long, très long. Ceux qui n’ont pas la chance de faire le "voyage" dans une cale ou une cheminée se voient obligés de s’orienter vers le système D, c’est à dire des embarcations de fortune, entassés à 10, 20 ou 30 personnes pour une traversée hasardeuse, tumultueuse et très coûteuse.

Ainsi donc pour pouvoir s’en sortir, ces jeunes doivent traverser la mer. Les incidents sont fréquents et la mer est sans pitié. Une petite vague et c’est le drame. Pour s’en sortir il faut savoir nager et espérer.

La natation, tiens donc. C’est loin d’être le sport national, mais si on regarde bien notre environnement, on se rend vite compte qu’elle fait partie de notre vie quotidienne. Celle des jeunes désespérés en particulier. Je m’explique.

Nous sommes constamment noyés dans nos problèmes quotidiens, les jeunes surtout : logement, travail, transports... Afin de s’en sortir, l’Etat a eu "l’ingénieuse" idée de laner le programme ANSEJ.

- T’as besoin de lancer ta petite affaire ? Aucun problème, l’Etat t’offre un crédit de 10 millions de DA.
- WAW, l’aubaine ! Ok je prends, mais pour les remboursements ?
- Mais tu ne comprends pas ou quoi, c’est l’argent de l’Etat, celui-là même dont s’est servi Khalifa, tu en fais ce que tu veux.
- Oui mais ça ne répond pas à ma question, je vais faire un prêt et je risque de me noyer dans mes dettes !!!!!
- Et bien tu n’as qu’à apprendre à nager

Même la nature ne nous a pas épargné, des pluies torrentielles s’abattent sur le pays au moment où l’on s’y attend le moins. Vous connaissez l’Algérie en plus : dès qu’il pleut un peu tout s’arrête. Oui en ville, mais en dehors ? Vous lisez les journaux ? Des gamins qui jouaient à côté d’un oued ont été emportés par les eaux, d’autres ont suivi leur maison de boue, emportée dans des rivières poctuelles crées par les torrets qui s’abattent du ciel. Leur seule tort ? Ils ne savaient pas nager. Comment auraient-ils fait pour apprendre eux n’ont jamais vu la mer ?

Ah cette maudite natation, elle joue de mauvais tours à notre chère jeunesse. Bon, quand il pleut on peut comprendre la chose, mais en période de sécheresse comment expliquer qu’on ait besoin de savoir nager ? Je vous rassure, aucune "main étrangère" n’est intervenue dans cet article, aucun lobby de je ne sais quel installateur de piscines n’est venu me souffler un mot. Ces gamins qui se noient à cause des pluies torrentielles ont aussi besoin de se rafraîchir sous une température de 46° à l’ombre. Comment font-ils ? Je ne parle pas des enfants "défavorisés" qui accèdent au club des pins mais ne trouvent pas un cm² de sable pour planter leur parasol, c’est un tout autre souci. Je parle de ces enfants de ces contrées oubliées qui se rafraîchissent dans des barrages autrement plus dangereux que les égouts déversés sur les plages du "nadi essanawbar".

Ah cette vie. L’eau, les problèmes, tout est extrêmement lié. Qu’on le veuille ou non on se retrouve toujours noyé, emporté dans des rivières de machakil. Si vous vous reconnaissez en lisant cette modeste contribution je vous conseille de vous mettre de suite à la natation car la noyade n’est peut être pas qu’un mot lu dans une karecriture, c’est ce qui nous attend tous un jour ou l’autre car la fatalité existe. En attendant de nager un jour dans une piscine remplie d’huile. Paraît que c’est un signe de richesse...

Rédaction et développement : Red Bull

Idée : ladybird


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Forum : il y a 7 contribution(s) au forum.

Algérie : pour réussir, il faut savoir nager ! par dahmane5, le : 16 juillet 2008
rayhine fel zodiac el harragas bla khouf ou bla bouligua fi flouka el malaga courage ekter men ta3 el fellaghas harbine men les neo bachagghas li lioum rahoum labssine l’alpaga harrag masahatlou haba bougua normal yatghrab a9la el halfagua.

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Algérie : pour réussir, il faut savoir nager ! par ferdelance, le : 30 avril 2008
ce n est pas seulement une question de moyens matériels mais plutot de crise existencielle qui fait que les jeunes soient incapables psychologiquement de concevoir et reussir a construire seuls un projet de vie chez eux ; chez nous la reussite ne reviens plus aux mérites personnels ;elle est familiale et si elle sort de ce cadre elle n aura qu un gout amér difficile a supporte.Aller ailleurs et demontrer ce d ont on es capable est le pari risqué de ces jeunes victime d un mythe entretenu par les flux d émmigrés vacanciers exhibant leur reussite alors que d autres flux plus nombreux cachent leur misére dans les bidonvilles des bonlieues ; famille et systéme de gouvernance archaiques ;les jeunes de chez nous veulent acceder a la liberté et l autonomie mais a quel prix !

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Algérie : pour réussir, il faut savoir nager ! par cadre algérien sans éspoir, le : 29 avril 2008
on ne vit qu’une foi et on meurt car on est condamné à mourir EL mout rahma , la mort existe la peur pourquoi alors les tentation du diable sont multiple et présente , l’être humain est universel on aime tous un vie équilibrée ,pour que le moral soit équilibré sinon on perd le sens de l’orientation on ne vise que le nord par instinct , donc il faut garder cette orientation magique MIEUX QUE RIEN

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Algérie : pour réussir, il faut savoir nager ! le : 29 avril 2008
Je me demande si as une Education, si tu en as une ,conjugue le verbe Manger au present , et tu trouvera ta reponse.

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Algérie : pour réussir, il faut savoir nager ! le : 21 avril 2008

Qui peut le nier ? Que le vent de l’émeute souffle à nouveau sur les quatre coins de l’Algérie est symptomatique d’un profond malaise social. L’émeute et autres manifestations de rue sont le signe d’un grand désespoir. Et un désespoir est aussi grand que la colère. Immense. Immense et imprévisible. A la mesure du mépris du pouvoir. Ainsi, note un confrère, on croyait pourtant avoir tout vu avec ces jeunes harraga qui se jettent dans l’écume des vagues incertaines dans l’espoir d’échouer quelque part au Nord dans une incroyable mésaventure humaine. Mais le « génie » de nos dirigeants qui ont complaisamment tourné le dos aux souffrances du peuple nous a offert cette image insoutenable d’un jeune Algérien en détresse s’automutilant devant le portail d’une administration. C’était mardi à Tizi Ouzou. Et c’est une première dans la liste noire de la « non-assistance à jeunesse en danger », qu’un Algérien en vienne à se larder le corps à coups de couteau pour attirer l’attention. Un geste de désespoir qui constitue à lui seul un baromètre de l’Etat de la jeunesse dans un pays qui exhibe avec arrogance ses milliards de dollars apparemment inutiles.

Ce n’est certainement pas verser dans l’alarmisme que de noter un désarroi social ambiant en Algérie. Le retour de la protestation sous une forme parfois violente dénote une galère citoyenne que les caméras de la télévision refusent de fixer. Depuis des mois que les fonctionnaires protestent, personne n’a osé les recevoir ne serait-ce que par respect à leur fonction sociale. Les syndicalistes autonomes qui donnent une belle leçon de solidarité et de démocratie sont « accueillis » par la matraque et le gourdin. C’est le tarif syndical pour qui ose défier l’ordre établi. Qu’il soit jeune chômeur, enseignant, médecin ou universitaire, d’Oran, de Timimoun, de Tizi, de Beni Abbès ou d’Alger, le protestataire n’a droit qu’à un traitement : la pression ou la répression. L’Etat qui a vocation à écouter ses citoyens semble avoir perdu sa mission élémentaire. C’est pour cela que la rue gronde en ce printemps… noir.


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Algérie : pour réussir, il faut savoir nager ! par Jay_D, le : 16 avril 2008
Going abroad is not a solution. People should know that. It’s like getting drunk when you’re in trouble. It gives hope tho. Youth should think about how to work together, change mentalities and get things to change. It might take a generation but eventually things will change if there is a will for that. Youth trying to flee the country or not interested in changing the situation in their homeland will only worsen things. Remember, goverments are made of people. If most people act better goverment will too and hopefully the situation witll improve. Cheers Guys !

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Algérie : pour réussir, il faut savoir nager ! le : 7 avril 2008
nager---pourtant à entendre un certain pingouin,qui lit son journal el moudjahid ou tout va bien , la construction est en marche---alors pourquoi cet envie d’exode---alors que le temps est beau , que l’argent coule à flot dans les caisses de "l’état"...non il nous dira toujours que nous sommes les forces de la discorde et de l’étranger...tant qu’on aura des "algé-rois"...nous demeurerons...des "algé_rien"...

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