Suicide en Algérie

L’une des principales causes de mortalité

mardi 18 octobre 2005.

Plus qu’un phénomène de société, le suicide est en passe de devenir en Algérie l’une des principales causes de mortalité. En dépit de la mise en garde des spécialistes qui ont tiré maintes fois la sonnette d’alarme, aucune campagne de prévention ou d’information n’a été initiée. La cellule de communication de la Gendarmerie nationale a établi un bilan, à ce sujet, de 1993 jusqu’à août 2005. Sur la base de ces statistiques, cette institution a répertorié les causes des suicides et les moyens utilisés pour y arriver. La classe sociale, l’âge et le sexe des cas sont aussi analysés.

Meriem Ouyahia Alger (Le Soir) - Les chiffres classent l’Algérie parmi les pays arabes où le taux de suicides est moyen. Selon une étude révélée l’année dernière, le taux de suicides a connu un bond effrayant en passant de 0,94 en 1999 à 2,25 pour 100 000 habitants en 2003. Soit, toutes les 12 heures, un Algérien se suicide. Les unités de la Gendarmerie nationale ont traité, de 1993 au 31 août 2005, 3 709 cas de suicides dont 2 785 hommes. 1 423 tentatives de suicide ont été enregistrées pour 848 femmes. Sujets tabou dans la société algérienne, les cas de suicides ne sont pas déclarés. Reste que ce sont des statistiques alarmantes. La majorité des affaires traitées par la Gendarmerie nationale ont été enregistrées dans les wilayas de Béjaïa, Tizi-Ouzou, Bouira, Tlemcen, Oran, Skikda et Mila. Le pic a été atteint entre 2000 et 2003 avec une légère baisse en 2004. Pour l’année en cours, sur les 136 cas de suicides, 112 personnes sont de sexe masculin et 24 cas sont des femmes pour la plupart célibataires. Le taux de suicides est plus élevé chez les personnes âgées entre 18 et 40 ans avec 2 974 cas traités durant cette période. Pour les moins de 18 ans, 24 personnes ont mis fin à leur vie en 2004 et 10 autres durant 2005. Les plus de 40 ans sont aussi touchés par ce phénomène avec 66 cas en 2004 et 34 cas pour les huit premiers mois de l’année en cours. Selon l’étude menée par les unités de la gendarmerie, nul n’est épargné par ce phénomène. Les personnes qui se suicident appartiennent à différentes couches de la société. Les personnes sans profession avec 63% viennent en tête de cette sinistre liste suivies par les fonctionnaires (11%) et les employés (12%). Le peloton est fermé par les activités libérales avec 8% et les étudiants 6%.

La pendaison comme ultime solution

Le moyen le plus employé pour mettre fin à ses jours est la pendaison pour 70% des cas enregistrés. L’empoisonnement, les armes à feu et blanches sont autant de moyens utilisés. “Les principales causes de suicide ont toujours été ignorées du fait qu’il est considéré comme un acte contraire à l’Islam et aux traditions”, note le rapport. Le document cite, en premier, les troubles mentaux avec ses différentes formes pour 874 cas étudiés durant cette période. La décennie noire a aussi laissé des traces indélébiles qui conduisent certaines personnes à cette ultime solution. L’analyse des chiffres fait ressortir que 15,69% des personnes suicidées souffrent de dépression nerveuse. Caractérisé par la détresse et l’angoisse, le désespoir est la cause de 15% des suicides. A cela, se greffent les problèmes socio-économiques et familiaux qui influent sur la personnalité des individus. En effet, 12, 50% des personnes suicidées souffrent de problèmes sociaux. “Il est souvent difficile de connaître le mobile exact du suicide. Certaines familles n’osent jamais divulguer les raisons qui ont poussé les personnes à attenter à leur vie pour ne pas être déshonorées”, souligne le document.

M. O.

Connaître le suicide

Une personne suicidaire ne paraît pas nécessairement comme déprimée. Sous un extérieur jovial peut se cacher une grande tristesse. Les signes changent d’une personne à l’autre. 75% des personnes décédées par suicide l’avaient annoncé. En effet, quasi personne ne se suicide sans avoir fait connaître son désespoir à quelqu’un. Toute tentative de suicide est un appel de détresse dont le corps est l’otage. Contrairement aux idées reçues, le suicide n’est pas héréditaire. Cependant, un suicide dans une famille peut influencer les autres membres de la famille. Pour aider une personne voulant se suicider, il faut l’écouter tout simplement sans lui donner des directives ou des sermons.

M. O.

Source : Le Soir d’Algérie


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Forum : il y a 3 contribution(s) au forum.

Suicide en Algérie le : 17 janvier 2011

moi je suis un candidat qui va se suicide dans les prochaines joures a cause de ce merde systeme qui nos pousse vers l’inconnu la vie chez nos les jeunes na rien de sense que de mourire mieu


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Suicide en Algérie par minasel, le : 3 avril 2009

SI VOUS PENSEZ AU SUICIDE
LISEZ D’ABORD CECI
Si vous vous sentez suicidaire, arrêtez-vous pour lire ce qui suit. Cela ne vous prendra que cinq minutes. Je ne veux pas vous dissuader de la réalité de votre souffrance. Je ne vous parlerai ici que comme quelqu’un qui sait ce que souffrir veut dire.
Je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi vous lisez cette page. Je sais seulement qu’en ce moment, vous la lisez, et c’est déjà une bonne chose. Je peux supposer que vous êtes ici parce que vous souffrez et que vous pensez à mettre fin à votre vie. Si cela était possible, je préférerais être avec vous en ce moment, m’asseoir avec vous et parler, face à face et cœur ouvert. Mais puisque ce n’est pas possible, faisons-le par le biais de cette page.
J’ai connu un certain nombre de personnes qui voulaient se tuer. J’ai moi-même été dans ce cas. J’ai donc idée de ce que vous pouvez sentir. Je sais que vous n’êtes pas capable de lire un gros livre, alors je vais faire court. Pendant que nous sommes ici ensemble pour les cinq prochaines minutes, j’ai cinq choses simples, pratiques, à vous dire et que j’aimerais partager avec vous. Je ne discuterai pas de savoir si vous devriez vous tuer ou pas. Je pense juste que si vous y pensez, vous devez vraiment souffrir.
Bien, vous lisez encore ce texte, et c’est très bon. J’aimerais vous demander de rester avec moi jusqu’à la fin de cette page. J’espère que cela veut dire que vous êtes au moins un peu incertain, au fond, quelque part à l’intérieur de vous, de savoir si oui ou non vous allez vraiment mettre fin à votre vie. On ressent souvent cela, même dans l’obscurité la plus profonde de désespoir. Etre dans le doute concernant sa mort, c’est normal. Le fait que vous êtes encore vivant à cette minute signifie que vous êtes encore un peu incertain. Cela veut dire que pendant que vous voulez mourir, au même moment, une partie de vous-même veut continuer à vivre. Tenons-nous à cela, et continuons quelques minutes de plus.

Commencez par penser à cette phrase :
"Le suicide n’est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d’y faire face.
Dans le suicide, il ne s’agit que de cela. Vous n’êtes pas une personne haïssable, ou folle, ou faible, ou incapable, parce que vous vous sentez suicidaire. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir - cela veut juste dire que vous avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant. Si j’empile des poids sur vos épaules, vous vous écroulerez au bout d’un moment si j’ajoute suffisamment de poids... quelle que soit votre volonté de rester debout. (C’est pourquoi il est si inutile que les gens vous disent : "debout, garde le moral !" - vous le feriez, évidemment, si vous le pouviez.)
N’acceptez pas que quelqu’un vous dise, "il n’y a pas de quoi être suicidaire pour cela." Il y a différentes sortes de souffrances qui peuvent mener au suicide. Qu’une douleur soit supportable ou non diffère d’une personne à une autre. Ce qui peut être supportable pour quelqu’un peut ne pas l’être pour vous. La limite où la douleur devient insupportable dépend du genre de ressources dont vous disposez. Les individus sont très différents dans leur capacité à supporter la douleur.
Quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d’y faire face, le résultat, ce sont des pensées suicidaires, des "idées noires". Le suicide n’est alors ni faux ni vrai ; ce n’est pas un défaut de caractère ; il n’y a pas à le juger moralement. C’est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter.
Vous pouvez survivre à des sentiments suicidaires si vous faites l’une ou l’autre de ces deux choses :
(1) Trouver un moyen pour réduire la douleur,
ou
(2) Trouver un moyen pour augmenter vos ressources pour y faire face.
Ou les deux à la fois.
Voici les cinq choses à prendre en considération dont je vous parlais tout à l’heure.
1 La première chose que vous avez besoin d’entendre, c’est de savoir qu’on s’en sort. Des personnes qui souffraient autant que vous en ce moment, s’en sont sorties. Vous avez donc de très fortes chances de vous en sortir. J’espère que cette information peut vous donner un peu d’espoir.
2 La deuxième chose que je veux vous suggérer est de vous donner du recul. Dites-vous, "j’attendrai 24 heures avant de faire quoi que ce soit." Ou une semaine. Souvenez-vous que sensations et actions sont deux choses différentes - que vous ayez le sentiment de vouloir vous tuer, ne signifie pas que vous devez le faire maintenant. Mettez du recul entre vos sensations suicidaires et un passage à l’acte. Même si ce n’est que 24 heures. Vous en avez été capables 5 minutes en lisant cette page. Vous pouvez le faire encore 5 minutes en continuant à la lire. Continuez et prenez conscience du fait qu’alors que vous vous sentez encore suicidaire, vous n’êtes pas, en ce moment, en train d’agir en ce sens. C’est très encourageant pour moi, et j’espère que cela l’est pour vous.
3 La troisième chose est ceci : on pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort.
4 La quatrième chose est ceci : certains réagiront mal à vos sentiments suicidaires, parce qu’ils sont effrayés ou en colère ; ces personnes peuvent même augmenter votre douleur au lieu de vous aider, en dépit de leurs intentions, en disant ou faisant des choses irréfléchies. Vous devez comprendre que leurs réactions négatives ont à voir avec leurs propres peurs, pas avec vous.
Mais il y a aussi des personnes qui peuvent être avec vous pendant ces moments si difficiles. Ils ne vous jugeront pas, ne chercheront pas à vous contredire. Ils feront simplement attention à vous. Trouvez-en une. Maintenant. Utilisez vos 24 heures, ou votre semaine, et dites à quelqu’un ce qui se passe pour vous. Il est normal de pouvoir un jour demander de l’aide. Appelez une ligne d’écoute spécialisée (SOS Suicide Phénix, SOS amitié, appelez un centre spécialisé près de vous, ou regardez dans l’annuaire), appelez un psychothérapeute (psychanalyste, psychologue, psychiatre), quelqu’un qui est capable de vous écouter. Mais surtout ne portez pas le fardeau supplémentaire d’essayer de vous charger de cela seul. Juste parler de ce qui vous a conduit là peut vous enlever une grosse part de la pression qui vous pèse, et c’est peut-être juste la ressource supplémentaire dont vous avez besoin pour retrouver l’équilibre.
5 La dernière chose que je veux que vous sachiez maintenant est ceci : les sensations suicidaires sont, dans et par elles-mêmes, traumatisantes. Après leur disparition, vous avez besoin de continuer à prendre soin de vous. Commencer une thérapie est vraiment une bonne idée.
Bien. il s’est écoulé quelques minutes et vous êtes encore avec moi. J’en suis vraiment heureux.
Puisque vous avez été jusqu’ici, vous méritez un cadeau. Je pense que vous devriez vous récompenser en vous donnant une portion de ressources supplémentaires pour affronter la douleur . Souvenez-vous, plus haut vers le début de la page, j’ai dit que l’idée est de s’assurer d’avoir plus de ressources que de douleur. Alors donnez-vous en une supplémentaire, ou deux, ou dix... ! jusqu’à ce qu’elles surpassent vos sources de douleur.
Maintenant, si cette page a pu vous apporter un quelconque soulagement, la meilleure et la plus grande ressource que vous pouvez trouver, c’est quelqu’un a qui parler. Si vous trouvez quelqu’un qui veut écouter, et si vous lui dites comment vous vous sentez et comment vous en êtes arrivé là, vous aurez vraiment augmenté vos ressources. Heureusement, la première personne que vous choissirez ne sera pas la dernière. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient entendre ce qu’il en est pour vous. Il est temps de commencer à en chercher une autour de vous.
Et maintenant, j’aimerais que vous appeliez quelqu’un.

Suicide en Algérie par benkhadda14, le : 31 mars 2010

vossiferer ,endoctrinerles gens avec vos soi disant conseils à la con.mais sachez que personne ne voudrait se faire du mal ,n sa&uf s’il pense que c’est laseule issue pour( mettr(e fin à ses souffrances...
Quant à moi jy pense souvent.

Voir : Suicide en Algérie

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