C’est, en tous cas, la réponse fournie au niveau de la direction d’EEPAD à Oran, aussi bien aux nouveaux qu’aux anciens clients qui veulent renouveler leurs abonnements.
C’est à partir d’une offre de 512 kilobits/seconde qui coûte 35.000 DA par mois, que les cybercafés pourront aspirer au service ADSL auprès d’EEPAD.
« Pour justifier cette nouvelle mesure, la direction d’Oran nous dira que c’est une révision décidée par la direction générale d’EEPAD à Alger », nous confie un responsable de cybercafé à Oran. Selon cette même source, cette révision qui, à priori, tend à faire augmenter le débit de connexion pour arriver à une meilleure qualité de service, n’est en réalité rien d’autre qu’une manoeuvre qui vise à nous faire payer plus alors qu’avant chacun était libre de choisir l’offre qui lui convenait le mieux.
Les responsables de cybercafés, dont une bonne partie se doit de respecter les engagements contractés auprès des banques pour le lancement de projets, dans le cadre de l’ANSEJ, ont ainsi condamné cette « approche du fait accompli » dans la prise de décisions de ce genre.
Désormais, pour avoir accès au service ADSL, nous sommes obligés de débourser, au minimum, 35.000 DA par mois.
C’est en réalité une « augmentation des prix du service ADSL », nous dit un autre jeune responsable de cybercafé du centre-ville. D’un autre côté, ajoute-t-il, les tarifs proposés aux foyers n’arrêtent pas de diminuer, le débit de 128 kilobits/seconde étant proposé à 1.900 DA par mois.
Dans ce contexte, ajoute-t-il, même en augmentant nos tarifs de connexion qui, actuellement, oscillent entre 50 et 60 DA/l’heure, notre profession aura beaucoup de mal à résister.
Du côté de la direction d’EEPAD d’Oran, on dément catégoriquement que les cybercafés ont été contraints de passer à l’offre de 512 kilobits/seconde.
« C’est une proposition qu’on soumet à nos clients (NDLR cybercafés) et qu’ils sont libres de refuser », affirme la directrice d’EEPAD à Oran.
Par : H.Barti
Source : quotidien-oran.com